"Hydro-lithe"- Pantin Quai de l'Aisne (Emerige)

"Hydro-lithe"- Pantin Quai de l'Aisne (Emerige)

Mathilde Roussel
Pantin
2019
Sculpture et installation
Hydro-lithe vue intérieur
Hydro-lithe vue extérieur
Le projet

Intérieur

Installée à l'entrée du bâtiment comme une trace archéologique conservée précieusement, cette pièce crée le lien et constitue une seule et même œuvre avec la sculpture extérieure installée dans le jardin de la résidence dont elle est la contre-forme. Cette empreinte telle un fossile est en effet celle du coquillage, un Turritella communis géant, se trouvant sur la face avant du bloc de pierre principal situé à l'extérieur. Tout comme celui-ci, cette oeuvre, issue d'une roche qui semble avoir été excavée directement du sous-sol, évoque le passé géologique du site et de l'ensemble du passé parisien. Cette sculpture a reçu le prix du concours "Françoise" et a été réalisée avec la participation d'Itsok, d'Atelier Lithias et de Michel Delarasse.

Pierre calcaire (roche de Sireuil)

 

Extérieur

Cette sculpture évoque à la fois le passé géologique du bassin parisien et le passé industriel de la ville, son fonctionnement faisant écho aux distilleries du XIXème
En effet, ce bloc de roche calcaire, au sein duquel est sculpté un coquillage, un Turritella communis géant, semble avoir été excavé directement du sous-sol. 
Il est traversé par un conduit de cuivre spiralé dessiné selon les principes de l’ingénieur autrichien Viktor Schauberger (1885-1958).
Son travail portait sur la dépollution des rivières, il est aujourd’hui utilisé en particulier dans la culture en biodynamie pour purifier l’eau.
Hydro-lithe renoue avec la tradition de la fontaine ancestrale, invitant les habitants à se réunir autour d’une forme à la fois minérale et organique, fonctionnelle et symbolique, actuelle et historique, et à se servir de l’eau pour remplir leur arrosoir. 

Pierre calcaire (roche de Sireuil), inox

L'artiste

Les dessins, les sculptures et les installations de Mathilde Roussel sont conçus comme des organismes vivants. Durant son processus de travail, elle abandonne progressivement son contrôle sur les matériaux en laissant à la matière la liberté de trouver sa propre forme d’existence. Ses recherches actuelles tournent autour de l’humain, notamment sur les pratiques contemporaines qui visent à redéfinir les contours de notre incarnation. Plus largement, Mathilde Roussel explore les différentes temporalités qui habitent et traversent notre corporalité : vieillissement, durcissement, cicatrisation, mutation. Elle cherche par ce travail à produire des formes qui par leur sensibilité indiquent et soulignent cette vulnérabilité que souvent nous préférons occulter.

Le travail de Mathilde Roussel a récemment été montré lors d’expositions personnelles à Pioneer Works (Brooklyn, NY), à l’Invisible Dog Art Center (Brooklyn, NY), à la Galerie du Haut Pavé (Paris), au Cheekwood Botanical Garden & Museum of Art (Nashville, US), ainsi que dans des expositions de groupe au Monastère Royal de Brou, à la Villa Belleville (Paris), au Musée Rijswijk (La Haye) ou au 55ème Salon de Montrouge. Mathilde Roussel est née en 1983 à Paris où elle vit et travaille.